Un parcours PMA : 1er haut et 1er bas !

Après cette annonce de fausse-couche annoncée avec la froideur du diable, je retourne à ma voiture, je m’effondre de longues minutes. Me voici un cercueil ambulant… Je prends mon courage pour appeler mon mari qui s’inquiète bien évidemment depuis des heures. Il s’effondre également. Je rentre tant bien que mal, seule, abattue. Le surlendemain, je m’exécute et je rappelle le centre de PMA afin de prendre rendez-vous pour un curetage. Eh oui, comble de l’ironie, je ne suis pas capable de faire une fausse-couche dans les règles de l’art. Donc j’appelle. La secrétaire médicale me répond et me propose un rendez-vous 10 jours plus tard pour changer mon statut de cercueil ambulant. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas. Je ne me sens pas assez forte pour garder cet embryon sans vie en moi. Mon mari et moi décidons d’aller aux urgences obstétricales.

 Par chance, je ne tombe pas de nouveau sur Satan. Depuis cette inoubliable annonce, j’appelle ce gynéco Satan, car il est annonciateur de la mort et a une âme noire. Donc me voilà, prise en charge par un gynéco extraordinaire. Un vieux de la vieille qui comprend immédiatement mon désarroi et ma détresse. Il décide de m’hospitaliser et me fera ce curetage le jour même. Je suis soulagée, mais stressée en même temps. Je ne suis jamais passée au bloc opératoire. Mais curieusement, j’ai confiance et je sais que tout va bien se passer.

 Je suis hospitalisée en maternité. Oui, le comble. Entendant, les nouveau-nés exprimer leur joie de ressentir les premières faims, douleurs, malaises… Heureusement, le personnel m’a mis dans une chambre seule vu les circonstances. Nous tombons sur une infirmière qui prend le temps de nous écouter et d’entendre notre tristesse et notre détresse. Une infirmière en or. S’en suive, la visite de l’anesthésiste, la douche à la bétadine et le temps de sauter dans une blouse jetable, des surchaussures et une charlotte pour aller au bloc. Tout se passe bien. J’en ressors assez vite. Je remonte dans ma chambre et je retrouve mon mari. Je resterai la nuit à la clinique. Le soir, vers 20h, on frappe à la porte. Mon gynéco a appris la nouvelle et passe nous voir. Il se veut rassurant pour la suite et la reprise du protocole. Il y a eu une grossesse, c’est très encourageant pour la FIV à venir. Il est de garde le lendemain donc il passera nous revoir le lendemain matin. Ce qui fût en effet le cas. À 8h00, il m’ausculte. Tout va bien, je peux sortir. Il ne me fera pas d’arrêt, car physiquement, tout va bien.

 Nous rentrons chez nous, nous essayons de reprendre le cour de nos vies. La nuit suivante, je fais un malaise. Le 15 nous dit que c’est un malaise vagal. En effet, c’est passé assez vite. La nuit d'après, rebelote. Malaise, cette fois-ci ça ne passe pas. Direction les urgences. Batterie d’examens. Tout va bien, mais les malaises sont tout de même là ! Je me fais arrêter 1 semaine. Je devais commencer un remplacement en tant que prof à l’Éducation Nationale ! Malheureusement, le devoir m'attendra. Je ne dérogerai pas à la belle réputation des profs toujours en arrêt pour un oui ou un non.

 En fait, il y a eu 15 jours d’arrêt avant que je ne commence mon remplacement. Les semaines qui ont suivi ma fausse-couche ont été particulièrement difficiles physiquement avec beaucoup de fatigue. Et psychologiquement, je ne préfère pas en parler. J’ai rarement été aussi vidée. La vie continue alors, on essaie d’avancer. Heureusement, qu'il y a le travail pour oublier quelques heures.  Je revois mon gynéco assez rapidement, car j’ai des douleurs au bas ventre. Un kyste est décelé, il faut le surveiller. Malgré tout mon gynéco nous conseille de commencer notre première FIV assez rapidement. On retombe dans le protocole. Je suis effondrée par cette réalité, mais je suis les recommandations de mon médecin.

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Les examens préalables au parcours de PMA